J’ai rencontré la broderie en souhaitant prolonger un vêtement,
habiller le décolleté qu’il offrait.
Le fil, le cordon, autorise un lien entre le vêtement et le bijou, il ouvre l’horizon de toutes les inspirations colorées, et notamment de celle de mes voyages.
Les cordons assemblés sont ensuite devenus soutaches.
La découverte du musée des tissus à Lyon, les merveilleuses alliances de passementeries, de tissages présentés aux travers des cultures et des âges, les brocarts de soie, ont posé les fondations de mes rêves et de mon travail.
Cet ornement permet une déclinaison infinie d’utilisation. Pour que le bijou habille, indépendamment du vêtement, qu’il se confonde avec lui, au-delà d’une parure.
La déclinaison est infinie. De la parure complète au chapeau, l’ornement se fait diadème, ou manchons, bracelets, bague, ceinture, bijou de bustier, aigrette, etc...
Il n’est pas l’apanage exclusif de la femme, il se décline au masculin également.
La broderie épouse l’un et l’autre pour mieux correspondre à chacun.
Une individualité s’exprime à travers elle, enfin, c’est ce que je souhaite.